Baromètre de l’habitat sain VELUX 2019 : l’impact des logements insalubres sur la santé des enfants

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Le Baromètre de l’habitat sain 2019, publié par VELUX, révèle l’impact du logement insalubre sur la santé des enfants. En Europe, 1 enfant sur 3 vit dans un logement insalubre présentant des problèmes d’humidité ou de moisissures et marqué par le manque de luminosité, le bruit et le froid. Ces enfants ont 4 fois plus de risques d’être touchés par des problèmes de santé et de voir leur scolarité perturbée.

 

Les intérieurs malsains ont des effets néfastes sur la santé des enfants

Le Baromètre de l’Habitat Sain 2019 révèle que les enfants vivant dans des environnements intérieurs malsains ont une probabilité supérieure de souffrir d’eczéma, de toux, de souffle court, d’asthme, d’allergies et de troubles respiratoires. Leur scolarité peut également en pâtir, avec une augmentation de l’absentéisme scolaire.

Mais les conséquences sociales de ce phénomène dépassent la santé et la scolarité des enfants et ont aussi une incidence sur l’économie du fait des interruptions de travail des parents qui doivent prendre soin de leurs enfants malades.

Voici les principales conclusions du baromètre :

  • 1 enfant européen de moins de 15 ans sur 3, soit 26 millions d’enfants, vit dans des bâtiments insalubres.
  • Les enfants exposés à quatre facteurs de risque (humidité ou moisissures, manque de luminosité, bruit et froid) ont 4,2 fois plus de risques d’être en mauvaise santé.
  • Près de deux millions de jours de classe manqués par an du fait de problèmes de santé résultant des carences de l’habitat.
  • Une qualité de l’air améliorée permet d’accroître jusqu’à 15 % la performance des élèves (capacité à réaliser certaines tâches).

 

Les conséquences sur la scolarité

Les maladies liées à l’habitat insalubre sont responsables de près de deux millions de jours de classe manqués chaque année. En moyenne, cela correspond à 2,5 jours d’école manqués par enfant malade et par an en raison de maladies liées à un environnement intérieur insalubre (asthme, allergies, eczéma, rhumes, bronchite, pneumonie…).

« Les enfants ont le droit de grandir dans un environnement favorable à leur santé et à leur bien-être. Pour préserver ce droit, il est de notre responsabilité de veiller à ce que le logement dans lequel ils grandissent et les écoles qu’ils fréquentent présentent un environnement intérieur sain afin d’accompagner leur développement », déclare David Briggs, CEO du Groupe VELUX.

 

Des logements et des écoles plus sains sont bénéfiques pour l’économie

Une meilleure aération dans les écoles et une réduction de l’humidité ou des moisissures dans les logements d’Europe seraient non seulement bénéfiques pour la santé des enfants, mais permettraient également de stimuler l’économie européenne en générant globalement plus de 300 milliards d’euros d’ici à 2060.

Par ailleurs, la réduction des nuisances sonores, un accès plus large à la lumière naturelle et une température intérieure plus agréable s’accompagneraient d’autres avantages économiques.

 

Les populations périurbaines et à faibles revenus désavantagées

Ce ne sont pas seulement les enfants vivant en milieu urbain qui sont les plus exposés. Les zones périurbaines sont également concernées. En effet, les maisons individuelles à l’environnement intérieur insalubre exposent particulièrement leurs habitants à des problèmes de santé. Ce phénomène est une source d’inquiétude notable car la périurbanisation en Europe (en augmentation de 47 %) a largement dépassé l’urbanisation (en augmentation de 30 %) entre 1961 et 2011.

En outre, les enfants issus de familles à faibles revenus sont davantage exposés aux problèmes de santé. Les ménages se situant dans les premiers 20 % sur l’échelle des revenus présentent 25 % de risque en plus de vivre dans des logements présentant des carences.

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